Actualités

Modèle de contrat de résidence

Élaboré à la demande des professionnels des arts visuels, le contrat de résidence est un outil de travail, un modèle proposé pour faciliter les échanges et encourager les bonnes pratiques.


Établi avec le concours d’un avocat spécialisé, le contrat d’accueil d’artiste-auteur dans le cadre d’une résidence de création, de recherche ou d’expérimentation a été élaboré par le CIPAC - dont le réseau Arts en Résidence, l’USOPAV et la FRAAP qui le recommandent conjointement.

Il est également approuvé et recommandé par l’ADAGP et la SAIF.

> En savoir plus et télécharger le modèle de contrat de résidence

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Les résidences d’arts visuels en France font par ailleurs l’objet d’un guide édité par le CNAP - Centre national des arts plastiques.


En 2015 et 2016, le CIPAC a contribué aux travaux nécessaires à l’actualisation de la version précédente du guide, éditée en 2010. La nouvelle publication, intitulée « 223 résidences d’arts visuels en France » est, comme la précédente, diffusée gratuitement et téléchargeable.

> Télécharger le guide

Retour vidéo sur les premières assises du CIPAC

Présentation des premières assises du CIPAC - 12 septembre 2016, Carreau du Temple, Paris from CIPAC on Vimeo.

Pour un plan national des arts visuels

Le secteur des arts visuels fait la démonstration en France d’une grande vitalité attestée par le nombre d’artistes qui y exercent, par la diversité des diffuseurs publics et privés qu’il représente, mais également par le dynamisme des recherches qui s’y développent. 
Les écoles d’art, les FRAC, les centres d’art, les galeries d’art contemporain, les artothèques, les résidences artistiques, les critiques d’art et les commissaires indépendants, sont autant d’acteurs d’un écosystème dont aucun équivalent n’existe à l’étranger. 
Cette communauté artistique est aujourd’hui en danger.


Bien sûr, de grands établissements publics sont les fleurons d’une politique culturelle française, et les arts plastiques contribuent au rayonnement de la France. Les records des ventes d’œuvres d’artistes contemporains entretiennent régulièrement le fantasme de l’argent coulant à flot dans un monde privilégié, mais la réalité est tout autre.
La précarité est grande. D’abord pour l’immense majorité des artistes, ensuite pour les personnels souvent sur-diplômés qui travaillent dans les structures de diffusion avec des conventions collectives inadaptées ou inexistantes, et des salaires parmi les plus faibles du monde du travail ; enfin pour une grande part des galeries d’art contemporain qui fonctionnent avec une économie excessivement fragile. 
Depuis près de dix ans, aucun prolongement concret n’a pu être trouvé à tous les efforts produits par l’ensemble de la communauté artistique pour réinventer des collaborations solidaires et construire une nouvelle économie pour ce secteur.
Aucun des outils nécessaires à toute branche professionnelle n’a pu être créé. Le ministère du Travail n’a jamais pris la peine de répondre aux courriers de nos différents représentants afin d’examiner la mise en place d’une convention collective dédiée.
La récente loi Liberté de création, architecture, et patrimoine affirme des grands principes fédérateurs pour toute la communauté artistique, et propose quelques avancées avec de nouveaux labels pour les centres d’art et les FRAC, ou la protection des collections par exemple, mais dans la grande majorité du texte le secteur des arts plastiques est absent. 
Aujourd’hui seulement 9% du budget du ministère de la Culture dédié à la création et à sa diffusion est consacré aux arts visuels, ce qui représente 0,8% du budget total de ce ministère. 
Si la culture est un parent pauvre de l’État en n’atteignant pas 1% du budget global de la nation, le secteur des arts visuels reste lui le parent le plus pauvre de la culture !


À l’heure où il est urgent de réinventer des politiques au service de tous les citoyens, la culture, et plus particulièrement le secteur des arts visuels, est oubliée par la grande majorité des décideurs, happés par les effets d’une crise sans précédent des financements publics. 
Nous sommes à un tournant où il semble que bon nombre de responsables politiques ne s’emparent plus du formidable levier que constitue l’art pour favoriser une meilleure cohésion sociale, contribuer à l’émancipation des individus, et développer un territoire. 
Quelles sortes de villes, de régions, aurons-nous si les artistes d’aujourd’hui, si les lieux d’art dans toute leur diversité n’y ont plus leur place ? 
Lors de chaque campagne électorale, le monde culturel, et particulièrement l’art contemporain, est toujours une cible privilégiée pour les réactionnaires de tous poils qui s’en prennent directement aux principes qui fondent la création et sa diffusion : la liberté de pensée, l’affirmation d’un esprit critique, la tolérance, la diversité.


Loin de cette violence idéologique que le monde de l’art combat fermement, il existe aujourd’hui un autre risque, celui des financements stagnants puis réduits, qui tue à petit feu et sans bruit des structures à l’économie trop tendue pour résister à une pression supplémentaire. Ce risque n’est pas suffisamment évalué par les responsables publics parfois surpris devant ce secteur dont ils ne soupçonnaient pas l’extrême tension.


La révolution territoriale que constitue la réforme des régions interroge brutalement l’organisation actuelle du secteur, comme la pérennité des réseaux et des structures qui travaillent pour la diffusion de la création. Le risque d’une recentralisation des faibles moyens de la culture autour des métropoles est dans l’esprit de tous. Nous savons en effet les ravages que cela provoquerait pour les projets de toutes envergures qui créent la richesse culturelle des territoires et contribuent à l’équilibre si fragile de l’écosystème de l’art. 
Cette réforme redéfinit aussi le couple État-Collectivités qui depuis trente ans a construit cette organisation dans la grande majorité des cas. Quelle articulation demain entre une politique culturelle nationale et les politiques culturelles des métropoles et des régions, dont certaines ont la taille d’un état, et qui peinent à assumer financièrement les compétences dont elles sont aujourd’hui dotées ?
Au moment où les politiques publiques se mettent en place dans les grandes régions, et où une campagne présidentielle va bientôt débuter, les vingt-quatre organisations professionnelles qui constituent le CIPAC - Fédération des professionnels de l’art contemporain, se réunissent en assises ce lundi 12 septembre pour appeler à un plan national des arts visuels.

Catherine Texier, 
Présidente du CIPAC

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Décret relatif aux labels dans le domaine des arts plastiques

COMMUNIQUÉ

d.c.a - Platform - CIPAC

20 avril 2017


Le décret relatif aux labels et au conventionnement dans les domaines du spectacle vivant et des arts plastiques était très attendu par le secteur. Ce texte qui vient compléter les dispositions de la Loi Liberté de Création Architecture et Patrimoine a été publié le 30 mars dernier au Journal Officiel.

Pour la première fois dans le secteur des arts plastiques, le texte crée deux labels qui affirment la légitimité du travail accompli depuis plus de trente ans : le label « Centre d’art contemporain d’intérêt national » et le label « Fonds régional d’art contemporain ».

La création de ces labels, voulue par le Ministère de la Culture et de la Communication, est issue d’un processus de concertation et de dialogue de plusieurs années avec nos réseaux.
Elle porte une dimension symbolique très forte pour les FRAC et les centres d’art qui placent depuis toujours au cœur de leur activité l’artiste, la création et son partage avec le public le plus large.
Dans un contexte marqué par des atteintes récurrentes à la liberté de création et de programmation, le symbole en est d’autant plus fort.
Le CIPAC, aux côtés de d.c.a et Platform, ne peut que le saluer.

L’attribution à venir de ces labels nouvellement créés recouvre plusieurs enjeux :

  • La reconnaissance de la pertinence du projet des FRAC et des centres d’art. Le label affirme la nécessité de ces projets artistiques et culturels, développés en lien étroit avec leur territoire, et dans un dialogue permanent avec les artistes et les publics. 
  • La reconnaissance de leur rôle moteur, au centre de l’écosystème des arts visuels, et de leur participation active à son dynamisme, grâce aux liens et au travail développés avec l’ensemble du milieu professionnel. 
  • La reconnaissance de leurs missions, qu’elles aient pour priorité l’expérimentation et la production (centres d’art) ou la prospection, la constitution et la diffusion de collections désormais reconnues et protégées dans leur dimension patrimoniale (FRAC), ces structures se rejoignent dans un engagement pour la médiation et la transmission guidées par des valeurs de service public.
  • La reconnaissance professionnelle des équipes et de leurs compétences enfin, dans un secteur dont les métiers si spécifiques restent aujourd’hui encore largement méconnus et ignorés, le label constitue la validation d’un processus de structuration professionnelle à l’œuvre.

Pour l’ensemble de ces raisons nous souhaitons que la campagne de labellisation qui débutera bientôt soit la plus large et la plus incluante possible. Il en va de l’égalité territoriale en matière d’accès à la culture et de la pérennisation des FRAC et des centres d’art, acteurs incontournables pour faire découvrir à tous la richesse et la diversité du champ de la création contemporaine.

d.c.a - association française de développement des centres d’art contemporain
Platform - Regroupement des Fonds régionaux d’art contemporain
CIPAC - fédération des professionnels de l’art contemporain


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Le 7 mai prochain, votons contre le FN

COMMUNIQUÉ

28 avril 2017


Le 7 mai prochain, votons contre le FN

Les idées du Front National sont incompatibles avec les valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité qui nous rassemblent. Nous refusons la banalisation de la haine et de l’obscurantisme dans notre société. La présence au second tour de l’élection présidentielle de la représentante du Front National est un danger bien réel pour notre démocratie. C’est pourquoi le CIPAC – Fédération des professionnels de l’art contemporain et la totalité des 24 organisations professionnelles qui le composent se mobilisent et appellent à faire massivement barrage au FN.

Le 7 mai prochain ne nous abstenons pas, ne votons pas blanc : votons contre le FN. 

> Télécharger le communiqué (version pdf)

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