L’Avenir des collections publiques d’art contemporain

Collectionner aujourd’hui : la pression de l’événement II

 

Modérateur : Emmanuel Latreille, Directeur du FRAC Languedoc-Roussillon

 

  • Eric de Chassey, professeur d’histoire de l’art a l’université François Rabelais, Tours
  • Olivier Kaeppelin, Délégué aux Arts Plastiques
  • Alexia Fabre, Conservateur en chef, Mac/Val, Musée d’art contemporain du Val de Marne
  • Nicolas Floc’h, Artiste
  • Catherine Elkar, Directrice du Frac Bretagne
  • Nathalie Leleu, Attachée de conservation, Musée National d’art Moderne de Paris

 

 
Olivier Kaeppelin, Délégué aux Arts Plastiques, premier de parole de cette table ronde fait le tour des différentes structures accueillant les collections françaises,et dresse un constat optimiste, chiffres à l’appui, sur leur avenir.

Plus critique, Eric de Chassey remarque que les collections publiques subissent systématiquement la « pression de l’événement » à travers la multiplication des expositions temporaires. Si la confrontation entre un objet d’histoire, la collection et un « objet du moment », pose problème dans l’exposition temporaire, c’est que cet objet du moment n’est que très rarement rattaché à l’histoire, à la collection. Les conservateurs ont par ailleurs un rôle à jouer dans cette mise en valeur de l’histoire de l’institution dans laquelle ils œuvrent, Eric de Chassey déplore la volonté de chaque nouveau conservateur de vouloir faire « table rase » du passé.

Alexia Fabre lui répond en énonçant les principes défendus par le Mac/Val dont elle est la conservatrice, à savoir la mise en valeur systématique de la collection, de ses œuvres comme le témoignage de l’histoire de l’institution. L’un des aspects de cette mise en valeur réside dans le choix de renouveler l’accrochage à partir des mêmes œuvres ; il s’agit alors d’orienter le propos des œuvres de façon à en visiter toutes les possibilités. Autre choix important pour la valorisation de la collection, celui d’inscrire chaque exposition temporaire dans le champ de la collection articulant ainsi le passé et le présent.

A la suite de cet exposé Emmanuel Latreille énonce l’importance de montrer toutes les œuvres d’une collection, même les moins spectaculaires afin de mieux comprendre la construction d’une collection, ses articulations, son histoire.
Nathalie Leleu, pour sa part et, pour résumer un propos très dense et nourri d’exemples concrets, évoque la gestion des collections contempo- raines du musée national d’art moderne et l’obligation de penser de façon totalement inédite pour un musée la question de ses inventaires et celle des droits d’auteur face à l’évolution de l’art.

En conclusion Alexia Fabre s’inquiète de la mise en avant systématique de l’événementiel dans les collections françaises, une « pression de l’évènement » qui selon elle découle de la course aux chiffres à laquelle se livrent les institutions.

 

Synthèse : Aurélien Bayon

 

Jour : jeudi 29 novembre 2007
Horaire :14h-16h30
Site : SUBSISTANCES / ENBA
Salle 2 : La Boulangerie

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