Présentation et programme

2ème Congrès interprofessionnel de l’art contemporain : "L’art, une éducation à faire"

Tours, 26 et 27 novembre 1998

Le premier congrès de l’art contemporain l’avait largement montré, cette deuxième rencontre l’a confirmé : le rassemblement des professionnels de l’art contemporain permet à toute une profession de se rencontrer, de faire le point sur les problèmes et les avancées, d’initier des débats et des projets qui verront leur réalisation dans les mois à venir. La diversité des professionnels présents, qu’ils appartiennent au secteur public ou au secteur privé, qu’ils soient artistes ou médiateurs, est aussi une garantie du caractère représentatif de cette manifestation.La première journée a été principalement consacrée aux travaux des organismes professionnels qui se sont réunis en commissions mixtes et internes. Ces réunions étaient réservées aux professionnels congressistes membres du Cipac.Dès la fin de ces commissions, le congrès était ouvert à tous les professionnels et consacré principalement aux conférences et tables rondes, conçues de façon à aborder des questions d’actualités.

Jeudi 26 novembre 1998

  • 10 h 30 Séance d’ouverture
  • 11h-12h Commissions internes

AFROA : association française des régisseurs d’œuvres d’art
AICA France : association internationale des critiques d’art, section française
ANCAP : association nationale des conseillers arts plastiques
ANDEA : association nationale des directeurs d’écoles d’art
ANDF : association nationale des directeurs de FRAC
CAC 40 : association des conservateurs d’art contemporain
CEEA : coordination des enseignants des écoles d’art
DCA : directeurs de centres d’art

  • 12h30-13h30 Commissions internes

DCA : directeurs de centres d’art
ANDF : association nationale des directeurs de FRAC
 

  • 13h30-16h30 Commissions mixtes

 

Le droit d’auteur

Il a été question notamment du développement du lien contractuel entre les artistes et les partenaires de la diffusion, pour défendre le droit d’auteur et surtout le droit moral. Par ailleurs, l’harmonisation européenne sur le plan fiscal remet en cause le droit de suite tel qu’il est pratiqué en France. Les galeries d’art, en particulier, attendent dans ce domaine une proposition du ministère.

Modérateur : Christophe DOMINO (critique d’art)

  • Jean-Philippe TROUBE (chargé de mission pour les affaires juridiques à la DAP)
  • Jean-Claude ZYLBERSTEIN (avocat, spécialiste du droit d’auteur)
  • Florence-Marie PIRIOU (responsable du service juridique de la Société des Gens de Lettres)
  • Jean-François TADDEI (directeur du Frac Pays de Loire, ANDF)
  • Chloé COURSAGET (CAAP)
  • Jeanne GATARD (CEEA)
  • Marie-Claire MARSAN (CGA)
  • Olivier PERRIN (hôtel des ventes de Versailles, CNCP)
  • Olivier BRILLANCEAU (conseiller juridique, maison des artistes)
  • Didier BERNHEIM (président de la maison des artistes)

 

La critique, une pratique d’amateur ?

Cette commission a posé la question du statut de la critique d’art, et elle a essayé d’en esquisser une définition. Le propre de la critique d’art est d’être à l’écoute des artistes et de la création : fréquenter les ateliers, rencontrer les artistes, dialoguer avec eux sont les composantes de ce métier. Néanmoins, le travail de critique doit ainsi jouer un rôle dans la transmission de l’art au public, avec un souci de pédagogie.

Modérateur : Catherine FRANCBLIN (présidente d’AICA France)

  • Bernard MARCADE (critique d’art, organisateur indépendant d’expositions)
  • Stéphanie MOISDON-TREMBLAY (critique d’art)
  • Guy TORTOSA (inspecteur de la création artistique, DAP)
  • Emmanuel LATREILLE (directeur du Franc Bourgogne, ANDF)
  • Hélène MUGOT (CEEA)
  • Sylvie BOULANGER (directrice du centre nationale de l’estampe et de l’art imprimé, DCA)

 

Conserver l’art contemporain

Cette commission a principalement défendu la notion de “conservation préventive”, ce qui signifie : l’existence d’un personnel compétent, une meilleure attention lors du transport des ouvres, la bonne connaissance de la nature des œuvres et de leur degré de sensibilité, et leur suivi tout au long de leur vie d’œuvres. Il faut faire reconnaître la nécessité budgétaire et politique de ces enjeux.

Modérateurs : Hélène VASSAL, responsable du bureau du mouvement des œuvres et de la régie du FNAC, présidente de l’AFROA) et Eric MANGION (directeur du Frac Alpes Côtes d’Azur, membre de l’ANDF)

  • Jean-Pierre BERTRAND (artiste)
  • Tatiana TROUVE (artiste)
  • Danièle GIRAUDY (conservateur général du patrimoine, laboratoire des recherches des musées de France)
  • Jean-Pierre POGGI (inspecteur de la création artistique, DAP)
  • Hervé PERCEBOIS (régisseur, MAC de Lyon, AFROA)
  • Katia BAUDIN (directrice du Frac Nord Pas de Calais, ANDF)
  • Jean-Marc PREVOST (conservateur, Rochechouart, CAC40)
  • Delphine BLAISE (Crac Alsace, DCA)
  • Sylvie FROUX (le Parvis, Ibos, DCA)
  • Alain MOUSSEIGNE (directeur du centre d’art Les Abattoirs, Toulouse, DCA)
  • David CUECO (restaurateur, FFCR)
  • Catherine HAVILAND (restaurateur, FFCR)
  • Nathalie LE DANTEC (restaurateur, FFRC)

 

Qu’est ce qu’une collection publique ?

Deux points essentiels sont apparus :
  • une collection publique d’art contemporain se doit de rendre son point de vue public (c’est essentiellement ce qui la distingue de la collection privée)
  • la différence entre fonds et collection d’art contemporain est faible. Les FRAC et les musées ont des objectifs proches et complémentaires. Toutefois la diffusion des œuvres est bien une mission affirmée des FRAC.

Modérateurs : Marie-Laure BERNADAC (conservateur en chef, Capc, Bordeaux) et Thierry RASPAIL (conservateur en chef, Mac de Lyon, président du CAC40)

  • Blandine CHAVANNE(conservateur, inspecteur général des musées, DMF)
  • Jonas STORSVE (conservateur du MNAM/CGP)
  • Christine MACEL (DAP)
  • Laurence CAMOUS (ABF)
  • Ami BARAK (directeur du Frac Languedoc Roussillon)
  • Anne DARY (directrice du Frac Franche Comté, ANDF)
  • Anne BERTRAND (Mac de LYON, CAC 40)
  • Anne de VILLEPOIX (galeriste, CGA)
  • Alain MOUSSEIGNE (directeur du centre d’art Les Abattoirs, Toulouse, DCA)
  • Thierry MOUILLE (artiste, CAAP)

 

 Information et documentation sur Internet

L’art contemporain est de plus en plus présent sur le réseau Internet. La présentation de plusieurs sites a montré que l’identité forte des sites, c’est à dire, proposant une information ciblée est une réponse à la question de la visibilité dans un réseau caractérisé par la multiplication tous azimuts des sites. La commission a aussi révélé qu’Internet permet sur les sites des collaborations en directe et en réseau. La question des droits d’auteur a également été abordée, la question du contrôle de ces droits sur Internet étant encore problématique.

 
Modérateur : Monique Nicol (documentaliste, Institut d’art contemporain de Villeurbanne, ABF, section art)

  • Hervé BECHY (créateur du réseau Artpublic.com)
  • Gilles GRAND (compositeur et éditeur des sites internet de l’ Institut d’art contemporain de Villeurbanne)
  • Anne-Marie MORICE (directrice de Synesthésie)
  • Jean-Marc POINSOT (professeur d’histoire de l’art contemporain, Université Rennes 2)
  • Christine CROS (DAP)
  • Cécile LIGER (ABF)
  • Marie-Ange BRAYER (directrice du Frac Centre, ANDF)
  • Brigitte CASTEL (CEEA)
  • Boris FAUCHE (galerie Sollertis, CGA)
  • Pascal NEVEUX (Crédac, Ivry sur Seine)

 

Les outils numériques : la création et la diffusion

  • Les nouvelles technologies trouvent des applications nombreuses dans les arts plastiques :
  • la restauration du patrimoine contemporain
  • la conservation préventive des monuments
  • la création artistique
  • la “téléportation” de sculptures via le réseau de communication électronique
Ces nouvelles technologies font l’objet de formations et d’une introduction pratique dans les écoles d’art. Le problème de l’intégration de la culture scientifique et technique, chez les enseignants comme chez les étudiants, a été longuement débattu.

Modérateur : Denis LONCHAMPT (Maison des artistes)

  • Martine BOUR (DAP)
  • Benoît COIGNARD (UNESCO)
  • Patrick GAAUDO (ABF)
  • Sheila KLINGER-ANDRAL (AICA)
  • Anne ALESSANDRI (directrice du Frac Corse, ANDF)
  • Jean-Pierre NOUHAUD (CEEA)
  • Marie-Françoise LALLEMAND (centre d’art contemporain de Castres, DCA)

 

L’art contemporain et la télévision

La logique de programmation télévisuelle était bien sûr au coeur de cette commission. Des programmes réguliers existent sur Arte et la Cinquième, qui ont des cahiers des charges comprenant des missions culturelles et éducatives. Les chaînes généralistes n’ont pas les mêmes contraintes. Il y a un danger à cloisonner les programmes portant sur l’art vers les chaînes thématiques. Une complémentarité de programmes entre chaînes généralistes et chaînes thématiques est à trouver d’urgence, tout en respectant les contraintes et les cibles de chacune.La réflexion doit porter aussi sur une autre manière, “dédramatisée”, de parler de l’art sur le petit écran.

 
Modérateur : Christine GOYETCHE (doctorante en sciences de l’art)

  • Frank DAVID (responsable des programmes art musique et spectacle sur la Cinquième)
  • Geneviève GUICHENEY (médiateur pour France Télévision)
  • Yves JAIGU (ancien directeur de France 3)
  • Elisabeth KILEDJIAN (productrice, auteur/réalisateur, les Films d’ici)
  • Chantal SOYER (chargée de mission pour l’audiovisuel, DAP)
  • Anne TRONCHE (inspecteur général adjoint de la création artistique, DAP)
  • Philippe PIGUET (critique d’art et enseignant, AICA France)
  • Yannick MILOUX (directeur du Frac Rhône Alpes, ANDF)
  • Bernard ZURCHER (galeriste, CGA)
  • Caroline BISSIERE (abbaye Saint André, Meymac, DCA)

 

Edition/diffusion/distribution

  • La commission a constaté le peu de progrès réalisé dans le domaine de la diffusion des livres d’art depuis le précédent rendez-vous de Tours. En analysant la situation de l’édition d’art contemporain en France, on constate qu’elle est dynamique mais atomisée.
  • Diverses solutions ont été émises :
  • dans le domaine de l’édition : créer des formations concernant les règles de l’édition afin de faciliter la recherche d’ouvrages par les libraires
  • dans celui de la diffusion : créer des structures spécialisées dans l’art contemporain dans la diffusion et la distribution, et qui soient professionnelles
  • créer un centre de facturation pour mieux gérer la dépendance économique par rapport au distributeur
Une autre piste est la diffusion en direction des lycées, des bibliothèques qui réclament des livres d’art contemporain. Le problème de la disparité dans l’édition d’art contemporain a été souligné. Les ouvrages sont totalement tournés vers l’artistique, et pas assez vers la dimension pédagogique. Enfin, une forme nouvelle d’édition a été également évoquée : l’édition sur Internet.

Modérateur : Hervé LEGROS (directeur du Frac Aquitaine, membre de l’ANDF)

  • Marion SAUVAIRE (responsable du FIACRE, des éditions et de la recherche à la DAP)
  • Pierre DURIEU (directeur de la librairie du musée d’art moderne de la Ville de Paris)
  • Mijo THOMAS (édition Macula)
  • Bernard FRANCES (travaille auprès d’une société de diffusion)
  • Jean-Pierre ARBON (éditions 00h00.com)
  • Corinne PENCENAT (AICA France)
  • Frédéric Paul (directeur du Frac Limousin, ANDF)
  • Dominique ALLARD (CEEA)
  • Michèle BROUTTA (CSEDT)
  • Dominique MARCHES (directeur du centre d’art contemporain de Vassivière, DCA)
  • Madeleine VAN DOREN (directrice du Crédac, Ivry sur Seine)
  • Sylvie BOULANGER (directrice du centre national de l’estampe et de l’art imprimé, DCA)

Education et sensibilisation des publics

Cette commission a insisté sur le fait que la sensibilisation à l’art contemporain est une mission essentielle inscrite dans les statuts qui accompagnent la politique d’acquisition et d’exposition. Par ailleurs, on assiste aujourd’hui à une véritable professionnalisation de la médiation culturelle. Ainsi, pour y parvenir il faut réunir certaines conditions : une budget spécifique et un personnel formé. La commission a aussi rappelé qu’on ne peut envisager le public comme un bloc indistinct. Il faut identifier les publics, des publics initiés aux publics potentiels. Il faut donc à la fois inciter le public néophyte à franchir le seuil d’un FRAC ou d’un centre d’art et s’attacher à fidéliser les autres visiteurs. La commission a aussi insisté sur le fait que la formation des publics favorise la vigilance démocratique.

Modérateur : Marie ROUHETE (chargée de communication et de l’action culturelle du Frac Pay sde Loire, membre de l’ANDF)

  • Elisabeth CAILLET (chef du département du soutien à la diffusion et à la création, DAP)
  • Adèle ROBERT ((chef du service éducatif “Art Deco Jeune” à l’UCAD)
  • Marie-Claude FOURTEAU (adjointe au service culturel du musée du Louvre)
  • Christine CROS (inspecteur à la création artistique, DAP)
  • Dominique ABENSOUR (AICA France)
  • Catherine ELKAR (directrice du Frac Bretagne, ANDF)
  • Brigitte CHARPENTIER (relations publics au Frac Bretagne, ANDF)
  • Géraldine LANGLET (chargée des publics, Frac Champagne Ardennes, ANDF)
  • M. LEFRANCOIS (CAAP)
  • Rosine SAINT-REMS (responsable du service éducatif au musée de Rochechouart, CAC 40)
  • Colette GARRAUD (enseignante, présidente du CEEA)
  • Marie-Claire MARSAN (déléguée générale du CGA)
  • Kati CHAMBON (directrice du centre d’art le Crestet, DCA)
  • Laurence LUCAS (Crac Alsace, DCA)
  • Christelle ALIN (responsable de l’action éducative au Quartier à Quimper, DCA)

 

La présence des artistes français à l’étranger

Un constat a été fait, celui d’un déficit de la reconnaissance des artistes français à l’étranger (qui ne correspond pas toujours à un déficit de leur présence). Cependant, ce n’est pas la création des artistes elle même qui est remise en question mais plutôt la manière dont nous en véhiculons l’image à l’étranger.

  • A plusieurs reprises, le manque de confiance dans nos artistes apparaît comme un problème sous-jacent. Nous ne soutenons pas suffisamment nos artistes en France qui ont paradoxalement plus de chance d’y être reconnus s’ils le sont d’abord à l’étranger. Nous devons remédier à cette crise de confiance par plus d’audace et de volonté, à tous les niveaux du système de l’art : galeries, institutions, critique, artistes, etc.
  • Il a été avancé différentes propositions pour améliorer la situation actuelle :
  • rendre plus mobile les acteurs de la scène artistique en développant un réflexe de l’international
  • faire converger les différents niveaux du système de l’art dans des actions communes (institutions, galeries, écoles, critiques d’art)
  • développer des connexions interrégionales et transfrontalières.

Modérateur : Raphaële JEUNE (responsable du bureau des arts plastiques de Cologne, Allemagne)

  • Marie-Paule SERRE (conseillère pour les arts visuels, AFAA)
  • Pascale CASSAGNEAU (inspectrice de la création, DAP)
  • Olivier KAEPPELIN (inspecteur général de la création artistique, DAP)
  • Jean-Yves BAINIER (conseiller arts plastiques, DRAC Alsace, ANCAP)
  • Joël SAVARY (conseiller arts plastiques, DRAC Aquitaine, ANCAP)
  • Nathalie ERGINO (directrice du Frac Champagne Ardenne, ANDF)
  • Dimitri KONSTANTINIDIS (directeur du Frac Alsace, ANDF)
  • Régine CIROTTEAU (CEEA)
  • Catherine FRAIXE (CEEA)
  • Dominique Gauthier (CEEA)
  • Catherine LOBSTEIN (CEEA)
  • François MECHAIN (CEEA)
  • Anne LAHUMIERE (CGA)
  • Nathalie OBADIA (galeriste, CGA)
  • Jean-Claude ALTOE (directeur du Crac Alsace, DCA)
  • Jean-Louis MAUBANT (directeur de l’institut d’art contemporain, Villeurbanne, DCA)

 

Pour une vigilance sur les pratiques antidémocratiques

Suite aux récentes attaques à l’encontre de l’art contemporain et de ses structures, la commission a tenté de cerner les moyens de réaction et d’action sur le plan juridique et politique. Il a été décidé de se rapprocher des avocats spécialisés sur ces questions et plus généralement d’initier une concertation capable de prendre des positions collectives.

Modérateur : Antoine PERROT (trésorier du Comité des auteurs artistes plasticiens, CAAP)

Maître DELACHE (avocat)

  • Christine LANGRAND (déléguée nationale du SYNDEAC)
  • Olivier GRASSER (responsable du collectif culture Picardie)
  • Maxime APOSTOLO (délégué du collectif culture Ile de France)
  • Françoise DUCROS (inspecteur de la création, DAP)
  • Martine MARKOVITZ (collectif culture, Ile de France)
  • Marie-Pascale BONNAL (ABF)
  • Jean-Pierre REHM (critique d’art, AICA France)
  • Olivier CHUPIN (directeur du Frac Poitou Charente)
  • Béatrice JOSSE (directrice du frac Lorraine)
  • Jacques FARINE (président du CAAP)
  • Karen HANSEN (CEEA)
  • Alain LE DUC (CEEA)
  • Michel MACARIUS (CEEA)

 
15h Ouverture des portes aux professionnels non adhérents et aux auditeurs
 
16h- 16h30 Conférence de Philippe Sers (philosophe)
“De l’approche historique à la philosophie du contenu”
 
16h- 16h30 Présentation des ouvrages :
“Au sujet de …” par Jérôme SANS et Daniel BUREN
“Guide des lieux de l’art contemporain” par Philippe PIGUET
 
16h30-17h Conférence de Bernard Blistène (conservateur)
 
16h30-17h30 Leçon d’artiste : Raymond Hains
 
17h30-19h Table ronde 1 

L’art et le politique

  • La discussion a tenté d’éclairer les rapports de l’art et du politique au sens civique du terme. Quel rôle l’artiste souhaite-t-il pour lui même ? Quelle place revendique-t-il ? Qu’attend-il des responsables de la cité ?
  • Réciproquement, qu’attendent les élus et les responsables d’institutions ? Comment progresser vers moins de malentendus ? Comment nouer un dialogue, sain et adulte, entre politiques, institutions et créateurs ?
  • Le public, les publics sont au cœur du débat. Comment favoriser un dialogue direct entre l’art et la société ?

Modérateur : Harry BELLET (critique d’art au Monde)

  • Pascal DUSAPIN (compositeur), Pierre HUYGHE (artiste),
  • Jean-Louis MAUBANT (directeur de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne),
  • Yves DAUGE (Maire de Chinon, Député, Conseiller Général d’Indre et Loire
  • François BORDRY (Président du Frac Cantre, Conseiller Régional du Centre)

17h30-19h Forum 1

L’artiste, un professionnel en Europe

Ce forum a pris la forme d’un échange d’expériences entre représentants d’associations d’artistes de différents pays européens autour des points d’ancrage suivants : représentativité des associations auprès des partenaires de l’art contemporain (galeries, institutions, entreprises), statut de l’artiste (social, fiscal), droit d’auteur. Il s’est interrogé sur les possibilités d’harmonisation à l’échelle européenne des différents statuts.

 Modérateur : Jacques FARINE (président du Comité des Auteurs et Artistes Plasticiens/CAAP)

  • Stéphanie BOURNE, artiste, vit et travaille en Grande Bretagne
  • Philipe AGUIRE vit et travaille en Belgique, NICC

 
19h-19h30 Séance plénière
Compte rendu des travaux du congrès en présence de Madame Catherine Trautmann, Ministre de la Culture et de la Communication

 

Vendredi 27 novembre 1998

9h30-10h Conférence de Catherine Perret (philosophe)

Paradoxe de la transmission

9h30-10h Communications :

Robert Fleck (critique d’art)
 
10h-10h30 Communications :

  • Cyrille PUTTMAN (agence artistique FLUX)
  • Fabien Ouaki (Société Tati)

 
10h-10h30 Leçon d’artiste :

François Morellet
 
10h30-12h Table ronde 2 

Actions privées, relations publiques

Il a été question des enjeux de l’action artistique privée constituant un vrai projet d’entreprise, c’est à dire soucieuse de la relation au public, soit qu’elle s’exerce à titre personnel (dans le cadre d’une association – société d’amis), soit qu’elle réponde à l’initiative de sociétés privées dont la raison sociale peut être de nature spécifiquement artistique (les galeries d’art) mais aussi bien de nature industrielle ou commerciale. Parmi les questions posées : l’action des galeries d’art au delà d’un simple opérateur sur un marché est elle monopolisée par la vente aux enchères ? Quant aux entreprises privées, ne seraient elles pas fondées, autant pour établir culturellement leur image que pour représenter le lien social dont elles ont la charge, à justifier d’un partenariat dans la production artistique et à constituer des collections ? D’autre part, l’incompréhension, le manque de concertation qui accompagnent souvent cette “action privée” n’est elle pas de nature à réduire d’autant l’efficacité d’une action publique pourtant très présente ?

Modérateur : Françoise-Aline BLAIN (rédactrice en chef adjoint de Tribeca)

  • Jan KOPP et Stephan NIKOLAEV (artistes)
  • Anne SAMSOM (Fondation NSM Vie)
  • Jean-Claude FAYE (membre de l’association des amis du FRAC Champagne-Ardenne)
  • Lionel BERTINET (délégué à l’information, ADMICAL)
  • Anne de VILLEPOIX (galerie Anne de Villepoix)
  • Stéphane CORREARD (galerie Browstone Corréard & Cie)
  • Nathalie OBADIA (galerie Nathalie Obadia)
  • Michel REIN (galerie Michel Rein)
  • Marie-Claire MARSAN (déléguée générale du Comité des Galeries d’Art.CGA)
  • Bernard ZURCHER (galerie Zürcher)

 
 11h-12h30 Forum 2 

Les amis de l’art contemporain

Contrairement à ce qui est prétendu, l’art contemporain se partage plus que jamais. Le nombre croissant des amateurs et des collectionneurs est significatif.
Aux côtés des professionnels, ces amis de l’art contemporain ont ressenti la nécessité de se rassembler afin d’échanger expériences et passions.
Ce forum a permis de comparer les situations respectives :
  • les différences structurelles (adhésion à une structure ou création d’une association, degré d’engagement mutuel)
  • intérêts et rôle d’une association pour ses membres (approche active de l’art d’aujourd’hui, rencontre avec les artistes, participation à la création de son époque) et pour les institutions elles mêmes (prolongement structuré des centres d’art, musées ou Frac dans la société civile, renforcement et soutien de ceux ci…)

Modérateur : Thierry COLIN et Jean-Claude FAYE (membres de l’association des amis du FRAC Champagne-Ardenne)

  • M. SAMSOEN (président de l’association des amis du musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq)
  • Lyne LIMOUSE (présidente de marcel lecram, association des amis du centre d’art contemporain de Vassivière)
  • Claire FOLTETE et Andrée PLAT (secrétaire et trésorière de l’association des amis du centre d’art contemporain de Vassivière)
  • Christine GODEFROY (adhérente à l’association des amis du centre d’art contemporain de Vassivière)
  • Monique LISSALDE (adhérente de la société des amis du musée de Grenoble)
  • Philippe POITEVIN (président de l’association le quartier, centre d’art contemporain de Quimper)
  • M. AUDUREAU (société des amis du musée de l’Abbaye Sainte Croix, Les Sables d’Olonne)
  • Sylvie LE BLANC DE CERNEX (association des amis du MAMCO, de la villa Arson et de la société des amis du Centre Georges Pompidou)

 
14h-14h30 Communications : 

  • Jean-Pierre Rehm (critique d’art)
  • Michel Giroud (critique d’art)
  • Hans-Ulrich Obrist (organisateur d’expositions et critique d’art)

14h30-16h Table ronde 3 

Contenu et finalité de l’enseignement supérieure artistique

Dans le cadre de cette table ronde ont été présentés et discutés deux grands types de questions : D’abord l’originalité de ce volet particulier, souvent mal connu, ou appréhendé à travers une série de filtres déformants, du système général de l’enseignement supérieur. Par sa visée, ses méthodes pédagogiques et ses contenus, l’enseignement supérieur artistique se distingue en effet de la plupart des enseignements supérieurs. Recrutant au même niveau qu’eux, il mise d’emblée sur l’attrait pour la création plastique dont témoignent les étudiants ayant choisi cette voie. L’organisation pédagogique prenant en compte ce désir, l’alimente, l’étoffe et aide à sa construction, en ayant recours à un ensemble de disciplines théoriques qui se combinent de diverses manières avec le travail d’atelier. Cette formation unique en son genre, donne des résultats dont la pertinence est aujourd’hui avérée. Ensuite, le lien multiforme, très direct et très puissant qu’entretiennent en permanence les écoles d’art avec tous les domaines de la création artistique contemporaine. Intégrées à un ensemble de réseaux qui les lient aux Frac, aux centres d’art, aux musées, mais également aux arts de la scène (théâtre, danse, musique) et à tous les lieux de réflexions, de diffusion et de travail sur l’image, les écoles d’art sont aujourd’hui des plaques tournantes de la création et de la diffusion artistique. Peuplées d’artistes, de théoriciens, de critiques et d’historiens d’art, accueillant toutes les personnalités actives dans le champ artistique, elles exposent, publient, informent et forment les publics, mettent leurs outils à la disposition des artistes (pour leurs créations) et participent d’innombrables manières à l’émergence comme à la reconnaissance de la création contemporaine.

Modérateur : Stéphane CARRAYROU (critique d’art)

  • Marie-Christine DORNER (designer et architecte d’intérieur)
  • Dominique GAUTHIER (enseignant à l’école nationale d’art de Cergy Pontoise)
  • Pierre-Damien HUYGHE (philosophe)
  • Bernard MARCADE (critique d’art)
  • Jean-Pierre GREFF (directeur de l’école des arts décoratifs de Strasbourg)
  • Denys ZACHAROPOULOS (directeur du Domaine de Kerguéhennec, centre d’art)

 
14h30-16h Forum 4 

Les fondations

Ce forum des fondations a évoqué le thème général du congrès, l’art, une éducation à faire. Les fondations sont présentes sur ce terrain sous diverses formes : défense de l’éducation artistique, programme pédagogique (LVMH), stages de formation (Guerlain), systèmes de bourses et de concours, expositions à thèmes pour un large public, soirées nomades (Cartier), circulation des œuvres au sein de l’entreprise (Caisse des dépôts), journal gratuit donnant carte blanche à un artiste, diffusé à 100.000 exemplaires dans le monde entier et destiné à un très large public (Agnès B), rapprochement entre les artistes et la société (les nouveaux commanditaires) au sein de la Fondation de France). Une fondation doit avoir sa stratégie propre et s’inscrire dans la durée : c’est de cette façon qu’elle peut être reconnue t plébiscitée. Elle se doit de s’ouvrir à un large public, d’établir des passerelles constructives avec les institutions, les galeries d’art, les collectivités territoriales et ses partenaires étrangers, d’aider et de financer les jeunes artistes pour des projets précis (la Caisse des dépôts). La Fondation ne doit pas être la “danseuse” du président, elle se doit de recruter des professionnels. Sa notoriété et sa crédibilité en dépendent.

Modérateur : Dominique LAURENT (collectionneur)

  • Francis LACLOCHE (la Caisse des dépôts et consignations)
  • Hélène KELMACHTER, Nicolas BOS (fondation Cartier)
  • Nathalie GAILLARD (fondation COPRIM)
  • Agnès B (galerie du Jour)
  • Daniel et Florence GUERLAIN (fondation d’art contemporain Daniel et Florence Guerlain)
  • Jean-Paul CLAVERIE (LVMH)
  • Anne SAMSON (fondation NSM Vie)
  • Dominique AGOSTINI (Torrent)

16h-16h30 Leçon d’artiste :
Jean-Luc Moulène

16h30-17h Leçon d’artiste :
Luciano Fabro
 
17h Synthèse des travaux du Congrès et séance de clôture

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