FFCR

La Fédération française des professionnels de la conservation-restauration, née en 1992, est une association qui a pour vocation la sauvegarde du patrimoine culturel et la défense des principes élémentaires de sa préservation. Elle s’attache également à la reconnaissance, à la promotion et à la défense de la profession de conservateur-restaurateur de biens culturels, et au respect de ses principes déontologiques.

L’art contemporain, dans sa spécificité, demande aussi des mesures de préservation et de conservation pour être transmis aux générations de demain. Dans le contexte actuel de réforme des formations universitaires et de réflexion sur les lois nationales et européennes concernant la culture, le FFCR se positionne comme un interlocuteur privilégié et un acteur du patrimoine d’aujourd’hui et de demain.

Les professionnels de la conservation-restauration

La FFCR est une fédération de membres individuels composée de professionnels, qui souscrivent à une déontologie adoptée au niveau européen : la Définition de la profession publiée par le Conseil International des Musées (ICOM-CC) en 1984 et le Code d’éthique et de formation de la Confédération Européenne des Organisations de Conservateurs-Restaurateurs (ECCO) en 1993. Membre fondateur de l’ECCO, la FFCR contribue donc à la réflexion européenne sur le domaine, en concertation et en synergie avec ses confrères des pays voisins. Les professionnels membres de la FFCR sont diplômés d’études supérieures ou reconnus comme ayant le même niveau de compétence. Ils défendent ainsi un haut niveau d’exigence tant pour la formation que pour la pratique de leur discipline. 

La FFCR est le seul organisme représentatif de la profession en France à ce jour. On estime à 1 500 le nombre de professionnels diplômés ou qualifiés en activité. L’association compte en moyenne 300 membres actifs et des délégations régionales ont été créées en 2006.

La FFCR comprend notamment des professionnels spécialisés en conservation-restauration d’art contemporain. Ils participent activement à la recherche liée aux problématiques spécifiques que pose la conservation-restauration de l’art contemporain par exemple via la réflexion sur la notion de pérennité dans l’art contemporain et via l’étude des matériaux contemporains et de leur vieillissement.

Les missions de la FFCR

La FFCR a pour principal objectif de promouvoir la conservation-restauration des biens culturels pour assurer la sauvegarde du patrimoine. Pour ce faire, elle œuvre : 
- à promouvoir et à développer un haut niveau de formation, de recherche et de pratique dans le domaine de la conservation-restauration ;
- à la reconnaissance légale des critères de qualité professionnelle y compris afin de faire reconnaître et de protéger le statut professionnel de conservateur-restaurateur ; 
- à assurer la défense et le respect des règles déontologiques de la profession. ;
- à développer les activités et les échanges entre ses membres et avec les autres professions liées à la sauvegarde du patrimoine ; 
- à assurer la représentation et la défense des intérêts moraux, culturels, scientifiques et matériels de ses membres.

Les actions de la FFCR

Concrètement, la FFCR agit à travers différents types d’initiatives et d’outils adaptés selon qu’ils s’adressent au grand public, aux élus et aux responsables des biens culturels, aux institutions ministérielles et à ses membres conservateurs-restaurateurs.

Son premier mode d’action pour représenter la profession est la présence active par le biais de rencontres et de courriers auprès : 
- des professionnels associés (colloques, contacts avec d’autres associations professionnelles),
- des pouvoirs publics (élus locaux, DRAC, ministère de la Culture et de la Communication),
- des associations culturelles partenaires (ICOM-France, Comité français du Bouclier bleu, CIPAC, Observatoire du marché de l’art…), 
- de ses homologues européens via l’ECCO (European Confederation of Conservators-Restorers’ Organisations),
- du grand public (participation à des salons, aux Journées du patrimoine, à la Nuit des musées).

La FFCR met également à la disposition de tous un portail Internet intégralement dédié à la conservation-restauration. Il comprend des textes de lois, les textes fondateurs de la discipline, les définitions utiles, les annonces liées à l’actualité, le forum de discussion ainsi que l’annuaire des professionnels regroupés par régions ou par spécialités. 

Ensuite, grâce à sa lettre d’information, la FFCR informe régulièrement ses membres de l’actualité de la conservation-restauration (marchés publics, colloques, journées d’études, publications…). Elle organise également des rassemblements et des conférences pour ses adhérents.

Afin de faire mieux connaître les conservateurs-restaurateurs auprès d’un large public et de sensibiliser ses interlocuteurs à la conservation et à la restauration du patrimoine culturel, la FFCR met à leur disposition des outils pédagogiques tels que la plaquette explicative de la profession, l’abécédaire définissant les quinze principaux termes de la conservation-restauration et des fiches pratiques pour une aide concrète tels que Les Formations françaises en conservation-restauration, Quelques conseils pour prévoir les urgences en cas de sinistre, Types et procédures de protection du patrimoine.

La FFCR participe au Comité européen de Normalisation (CEN), espace de débat et de réflexion sur la profession, qui met en place actuellement les définitions d’un vocabulaire cohérent et travaille sur la notion de processus de conservation. 

La FFCR a créé plusieurs groupes de travail, outil participatif visant à mutualiser l’information pratique, à organiser la réflexion et les actions. Le groupe Marchés publics, par exemple, permet de réfléchir à nos conditions d’exercice en vue de les améliorer et à effectuer une veille juridique pour pouvoir conseiller et défendre les membres. D’autres réflexions et projets en cours sont organisés sous les appellations suivantes : Monuments historiques, Assurances, Sécurité-Santé-Prévention, Projet de publication, Communication, Enquête de revenus, Subventions, Fonctionnement interne, Jeunes professionnels et pour finir le nouveau venu, le groupe Avenir de la FFCR.

Conserver et restaurer l’art contemporain
Une approche commune, des solutions sur mesure

Depuis les années 60, les collections et œuvres contemporaines présentent des contraintes spécifiques qui ont fait évoluer certaines pratiques de la conservation-restauration : circulation des œuvres, nature des biens, liberté des modes et médiums d’expression, constructions et matériaux expérimentaux, éphémères ou périssables, artistes comme interlocuteurs vivants pour la production et la conservation de leurs œuvres, interactions avec le public…
Il fallait une réponse innovante adaptée à la transmission de ce patrimoine en devenir. C’est pourquoi, tournés vers l’avenir et instruits du passé, les professionnels de la FFCR œuvrent constamment à la définition de règles adaptées à ces situations nouvelles à travers le dialogue interdisciplinaire avec d’autres intervenants :

Les contacts avec les artistes 

La participation des artistes au processus réflexif de préservation de leurs œuvres, de leur sens et de leur destination parfois plus importants que leur aspect, a enrichi nos pratiques. Leurs connaissances, leurs savoir-faire et leurs prérogatives sont à la base des stratégies envisageables pour les soins apportés à leurs créations. Toute intervention sur une œuvre pose la question de la balance entre le droit moral du créateur et le droit patrimonial du propriétaire. La qualité de la personne qui intervient sur une œuvre endommagée (artiste ou conservateur-restaurateur) peut déstabiliser cet équilibre fragile, fruit d’une démarche raisonnée, et les matériaux à employer, selon que l’on agit dans la continuité de la création ou dans la perspective d’une patrimonialisation éventuelle.

L’obligation du mouvement

Le fonctionnement de nombreuses structures d’art contemporain (FNAC, FRAC par exemple) est fondé sur la diffusion des œuvres auprès d’un public dans un territoire en expansion. Cette situation renforce les besoins le dialogue avec les gestionnaires et/ou les régisseurs des collections et des mouvements d’œuvres, les responsables du suivi de collections et lorsque c’est possible, les artistes. Les matériaux et les stratégies préventives peuvent facilement contribuer à la protection des œuvres et contribuer à la sensibilisation des leurs « utilisateurs ».

Dans cette perspective, il est essentiel que les conservateurs-restaurateurs soient intégrés à la stratégie de documentation et de connaissance des œuvres qui accompagnent ces mouvements (mode et méthode de montage, suivi d’état de conservation).

Un domaine de recherche pilote pour la discipline
Étant donné la très grande variété de matériaux en présence, notamment les matériaux synthétiques - dont les processus d’altération et de vieillissement sont souvent rapides et mal connus - les collaborations dans le domaine scientifique et industriel sont impératives. Les matériaux riches ou pauvres, traditionnels ou modernes, éphémères ou instables, destinés à être remplacés ou réactivés posent la question cruciale de la conservation matérielle, du mode d’emploi et de montage de l’œuvre, comme de la volonté des institutions patrimoniales quant au respect de l’original et à la réversibilité des interventions. La question du statut de l’œuvre et de son contexte (œuvres éphémères, installations, performances, Street Art, etc.) conditionne le cadre de nos interventions.

Une déontologie à l’épreuve et à l’écoute

Notre profession a par nature et compétence une fonction de pivot à assumer dans le choix des stratégies adaptées à chaque contexte de création et de conservation. La déontologie nous impose une prise en compte générale du discours qui accompagne le processus créatif, dans sa dimension matérielle et immatérielle. Les échanges avec les artistes, historiens de l’art, galeristes, conservateurs et tout gestionnaire des collections sont primordiaux. Les espaces et les événements qui visent à réunir tous les acteurs de la vie des collections sont des lieux de dialogue privilégiés. La diversité des demandes émanant d’artistes détenteurs du droit moral, de galeries impliquées dans la vente mais aussi parfois dans « la pensée » des artistes, les collectionneurs publics et privés qui ne justifient pas tous leurs demandes de la même manière obligent à la vigilance et à une certaine rigueur dans l’interprétation de la déontologie, ainsi qu’une bonne capacité à échanger avec tous.

La FFCR est par ailleurs membre d’honneur de l’INCCA (groupe francophone de l’International Network for the Conservation of Contemporary Art) et participe aux journées JERI (Journées d’étude, Recherche et innovation) qui offrent une place grandissante aux œuvres contemporaines. Les mémoires de fin d’études des 4 formations publiques s’engagent de plus en plus souvent sur ce type de problématique.

La FFCR se retrouve dans les thèmes abordés par le CIPAC comme la formation, la diversité, la chose publique. Nous partageons la réflexion sur de nombreuses questions, relatives à la compétence professionnelle, au respect des œuvres et des personnes, au public, aux contacts avec les créateurs et avec les autres professionnels impliqués...


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Bureau

Présidente
Aude Mansouri

Secrétaire
Lucie Pieri

Trésorière
Isabelle Baudoin

Représentant de la FFCR
David Aguilella Cueco 


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Contact

www.ffcr.fr
contact(at)ffcr.fr


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